Savoir Maigrir

Fromages à croquer industriels : décryptage gourmand et réaliste

Posté le 20 janvier 2026 par Dr Jean-Michel Cohen

Les fromages à croquer sont partout : dans les lunchboxes des enfants, au goûter, dans le frigo… Mais que valent vraiment ces petites portions industrielles, côté nutrition et formation de nos habitudes alimentaires ?

Petits formats, grands volumes : le marché des snacks fromagers

Les fromages industriels portionnés — Babybel, Vache qui Rit, Ficello, etc. — sont devenus des incontournables dans les rayons. Sur le marché français des snacks fromagers, on estime un chiffre d’affaires d’environ 1,345 milliard d’Euros en 2024, avec une croissance attendue autour de 6 % par an jusqu’en 2030.

Le groupe français Bel (maison mère de Babybel, La Vache qui Rit, Boursin, etc.) a réalisé selon Le Figaro environ 3,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 pour l’ensemble de ses activités, porté par la progression des ventes internationales.

Le Monde nous dit qu’aux États-Unis, Babybel représente désormais environ un tiers des ventes globales, soit près de 20 000 tonnes par an, grâce notamment à une forte demande de snacks riches en protéines.

Bref : ces petits formats plaisent, se vendent bien et sont un segment en croissance dans l’univers fromage-snacking.

Portrait nutritionnel : calories, graisses et protéines

Dans la vidéo qui accompagne cet article, plusieurs produits sont passés à la loupe. Voici un résumé équilibré :

  • Babybel classique : ~295 kcal/100 g, ~23 % de matières grasses, ~22 g de protéines.
     
  • Babybel “protéiné” : ~243 kcal, ~15 % de matières grasses, ~26 g de protéines — un peu moins calorique, un peu plus riche en protéines.
     
  • La Vache qui Rit : ~228 kcal, ~17 % de matières grasses, ~11,5 g de protéines.
     
  • Ficello (fromage en ficelles) : ~304 kcal, ~22,5 % de graisses, ~23 % de protéines — une bonne source de calcium et protéines pour les enfants.
     
  • “Escargolo” de P’tit Louis : ~284 kcal, ~20 % de lipides, ~26 g de protéines — un format ludique et riche en protéines, apprécié pour son goût et sa texture.
     

Comparés à des fromages traditionnels comme le gouda (~356 kcal, ~29 % de matières grasses), ces formats industriels sont dans la moyenne des fromages en termes d'énergie et matières grasses, parfois même plus légers. L’important reste la portion consommée plus que le simple chiffre calorique.

Fromages industriels : plaisir, habitudes et modération

Pour un nutritionniste comme moi, ce n’est pas seulement une question de calories, mais aussi de plaisir et de contexte alimentaire. Ces portions sont des outils pratiques pour apporter protéines et calcium, surtout chez les enfants qui les acceptent volontiers au goûter ou en snack.

Cependant, attention aux accompagnements (beurre, charcuterie grasse, pain beurré) qui peuvent vite alourdir l’ensemble d’un repas. Et comme pour tout aliment, c’est la fréquence et la quantité globale qui comptent — pas une culpabilité sur un petit Babybel de temps en temps.

Les fromages à croquer ne sont pas des ennemis de la santé : ils peuvent faire partie d’une alimentation variée et plaisante. Leur succès commercial est réel, avec des marchés en expansion et des volumes impressionnants. Bien-sûr, les fromages artisanaux apporteront toujours plus de goût, de texture et d’authenticité, c’est une question de choix.

Côté nutrition, ces formats offrent protéines, calcium et énergie, tout en restant dans des valeurs comparables aux fromages traditionnels. L’important reste de savoir composer des repas équilibrés, d’associer ces snacks avec des végétaux, des féculents et des sources de bons gras, et d’écouter ses sensations de faim et de plaisir.

Je vous laisse regarder la vidéo qui suit, et la surprise cette fois, c’est l’Escargolo de P’tit Louis. Bon visionnage :)

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Reprise après les fêtes : mes conseils pour repartir du bon pied

Posté le 7 janvier 2026 par Dr Jean-Michel Cohen


Les fêtes sont passées, on s’est fait plaisir… et maintenant ? Fatigue, lourdeur, parfois quelques kilos en trop ? Rassurez-vous, c’est une situation normale et réversible, à condition d’adopter les bons réflexes, sans tomber dans les pièges classiques. Voici quelques conseils bien pensés.

Après les fêtes, attention aux fausses solutions

Chaque année, c’est le même scénario : dès le 2 janvier, les promesses de détox miracles envahissent les médias. Jus “purifiants”, compléments à avaler par poignées, cures express… En réalité, il n’existe aucune détox magique.

Pendant les fêtes, on a surtout mangé (pour beaucoup) plus et plus gras : sauces, foie gras, pâtisseries, chocolat, alcool. Résultat : le foie et les artères ont été sollicités, mais le corps sait très bien se réguler tout seul. La seule vraie détox, c’est une détox arithmétiqueon a mangé plus, on mange moins, ou plus simplement moins riche.

Réduire les calories et alléger les graisses

En moyenne, l’apport calorique pendant les fêtes augmente d’environ 30 %. La reprise passe donc par une réduction équivalente :

  • Homme : de 2400 kcal → environ 1700 kcal/jour
     
  • Femme : de 2000–2200 kcal → environ 1500 kcal/jour
     

Mais ce n’est pas tout. Le vrai excès concerne surtout les graisses. Alors qu’on devrait consommer environ 80 g de lipides par jour, on dépasse souvent 180 à 200 g pendant les fêtes.

Après les fêtes, la règle est simple : manger plus maigre temporairement :
? protéines maigres (volaille, jambon, poisson, crustacés)
? produits laitiers demi-écrémés et écrémés
? féculents riches en fibres (patate douce, légumes secs, riz et pâtes complets)
? suppression des sauces grasses et fritures


Fibres, hydratation et simplicité dans l’assiette

Pour soulager l’intestin et retrouver une sensation de légèreté, on mise sur les fibres : compotes sans sucre ajouté, légumes, fruits entiers. L’hydratation est essentielle : eau, thé, café, infusions — non pas pour “rincer” le corps, mais pour favoriser l’élimination.

Les vinaigrettes peuvent rester… mais en recadrant les quantités d’huile, en utilisant citron, moutarde et un peu d’eau. Sur Savoir Maigrir, il existe de nombreuses recettes de vinaigrettes goûteuses… Je dit ça… :)

Pendant cette phase :
?? alcool (zéro, pendant 2 à 3 semaines, voir faire un dry january)
?? pâtisseries, fritures et panures
?? sucre ajouté

Je sais que je vous dis tout le temps qu’une “bonne alimentation n’interdit rien” mais si vous avez fait des excès pendant les Fêtes, votre corps a besoin d’une pause digestive et de plus de confort. ??

Durée, activité physique et écoute du corps

Si vous voulez perdre du poids, inutile de vouloir aller trop vite. Les méthodes extrêmes et les jeûnes stricts donnent rarement de bons résultats durables. L’objectif est de reprendre une ligne de conduite pendant 10 à 15 jours, calmement.

L’activité physique modérée est un excellent allié : elle stimule le transit, améliore l’immunité et aide à garder une bonne motivation.

Côté fatigue, inutile de multiplier les compléments : le magnésium peut aider, parfois un peu de vitamine C, mais rien de plus ; veiller surtout à respecter vos heures de sommeil, diminuer les écrans.

Et surtout, si des douleurs inhabituelles apparaissent (ventre, poitrine, digestion), consultez un médecin. Les excès peuvent parfois révéler des troubles jusque-là silencieux.

La reprise après les fêtes n’est ni une punition ni une course contre la montre. C’est simplement un retour au bon sens : manger plus léger, écouter ses sensations de faim et rassasiement, bouger un peu, boire davantage et laisser au corps le temps de se rééquilibrer. Pas de culpabilité, pas de miracle : juste des habitudes simples, efficaces… et durables.

C’est tout ce que je vous explique dans cette vidéo qui suit, en vous souhaitant une nouvelle fois, une belle et heureuse année !

Bon visionnage !

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Le secret des centenaires : simple, mais pas simpliste

Posté le 30 octobre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

Vous vous demandez : quel est le secret pour atteindre 100 ans (et en bonne forme) ? Génétique ? Environnement ? Ou simplement une assiette bien composée ? Voyons ce que la science et les zones “longévité” nous enseignent.

Où vivent les centenaires ? Et qu’est-ce qu’une zone bleue ?

Aujourd’hui, on recense globalement entre 600 000 et 900 000 centenaires dans le monde selon les estimations récentes. Certains pays comme le Japon affichent des taux particulièrement élevés, avec environ 80 centenaires pour 100 000 habitants.

Le concept de “Zone bleue” (Blue Zone) désigne des régions géographiques où l’on trouve une concentration anormalement élevée de personnes ayant dépassé 100 ans en bonne santé : par exemple Okinawa (Japon), Sardaigne (Italie), Ikaria (Grèce), Nicoya (Costa Rica) et Loma Linda (Californie USA).

Attention : certaines études soulignent que les données ne sont pas parfaites (erreurs d’état civil, surestimation). Mais au-delà des exactitudes, ces lieux partagent des modes de vie intéressants.

Les habitudes communes des centenaires en bonne santé

Les études sur les zones bleues font ressortir plusieurs habitudes partagées :

  • Une alimentation peu transformée, principalement végétale : légumes, légumineuses, céréales complètes.
     
  • Une consommation calorique modérée : dans ces populations, l’apport est souvent légèrement en dessous de la moyenne occidentale.
     
  • Des graisses de qualité (huile d’olive, graines, noix) plutôt que des graisses trans ou saturées.
     
  • Une activité physique modérée et régulière, pas forcément intensive mais quotidienne (marcher, bricoler, être actif).
     
  • Un rythme de vie calme, des repas en commun, une sociabilité forte, un sens donné à sa vie. Ces facteurs agissent aussi sur l’humeur, le stress, le sommeil.
    Ces éléments apparaissent dans les recherches sur les zones bleues. 

Ainsi, ce ne sont pas des “super-aliments” miraculeux, mais un ensemble de petites habitudes cumulées.
 

Et vous, que pouvez-vous en retenir pour votre assiette ?

La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’habiter en Sardaigne pour profiter de ces principes. Voici ce qui ressort de la science :

  1. Privilégiez des aliments peu transformés : cuisiner vous-même, limiter les plats ultra-transformés et profiter des recettes Savoir Maigrir !
     
  2. Du végétal au centre de l’assiette : privilégier les légumes, légumineuses, céréales complètes à la viande et aux produits raffinés.
     
  3. Modération calorique – il s’agit de modérer son niveau calorique sans que cela ne soit une obsession, simplement éviter une surconsommation calorique chronique.
     
  4. Des graisses de qualité + mouvement + lien social : l’huile d’olive, les noix, marcher, partager ses repas.
     
  5. Plaisir et stabilité : manger avec d’autres, à horaire régulier, se donner un sens. Comme je le dis dans la vidéo qui suit : “manger correctement, manger doucement, partager”. En bref : la longévité semble plus liée à une “biographie alimentaire” cohérente qu’à un coup de baguette magique.
     

Le secret pour vivre 100 ans en bonne forme ? Ce n’est ni un médicament miracle, ni une gorgée de vin, ni un super-aliment exotique. Ce sont des choix simples, cumulés, bienveillants pour soi. Préparer ses aliments, manger plus végétal, bouger un peu, rire, partager.

Voilà, à ma façon, ce que je vous propose : pas un mythe, mais des habitudes de vie accessibles. Regardez bien la vidéo qui accompagne l’article, et avec tous ces conseils, vous allez augmenter le nombre de centenaires en France !

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Le microbiote intestinal : ce monde invisible qui vous habite

Posté le 8 octobre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

Et si vous n’étiez pas seul(e) dans votre corps ? Avec près de 2 kg de microbiote, vous “partagez” votre intestin avec plus de micro-organismes que vous n’avez de cellules. Mais qui sont-ils, et quel rôle jouent-ils ?

Qu’est-ce que le microbiote intestinal ?

Le microbiote intestinal est cet écosystème complexe composé de bactéries, levures, virus et autres micro-organismes qui colonisent notre intestin. Il est unique à chacun, mais globalement nous hébergeons des milliers de milliards de ces petits habitants.

Il existe plusieurs types de microbiotes : sur notre peau, dans les poumons, la bouche… mais c’est l’intestin qui nous intéresse aujourd’hui. Ce microbiote interagit avec de nombreux systèmes de notre corps : digestion, immunité, voire humeur et fonctionnement cérébral via l’axe “intestin-cerveau”.

Microbiote et santé : allié ou ennemi ?

Lorsque cet équilibre est perturbé (on parle de dysbiose), cela peut favoriser des maladies métaboliques (diabète, obésité), inflammatoires ou auto-immunes.

Le microbiote aide à digérer ce que nous ne pouvons pas digérer seuls, notamment les fibres. Il produit aussi des composés utiles — vitamines, acides gras à chaîne courte — et module la réponse immunitaire.

Il existe des liens prometteurs entre microbiote et santé mentale : l’humeur, l’anxiété, le stress pourraient être modulés via les signaux intestin-cerveau.

Ce qui déséquilibre (et ce qui renforce) votre microbiote

Alimentation transformée, stress, anxiété, traitements répétitifs (antibiotiques) : autant de facteurs qui peuvent nuire à la qualité du microbiote. Vous le verrez dans la vidéo qui suit : notre organisme n’est pas toujours adapté aux additifs et aux aliments ultra-transformés.

À l’inverse, ce qu’on appelle les prébiotiques (ail, oignon, poireaux, fibres végétales) nourrit les bonnes bactéries, et les probiotiques (yaourts, produits fermentés, kéfir, choucroute) peuvent les enrichir.

Le tout forme un terrain fertile pour une flore saine. Mais attention : consommer un complément probiotique ne garantit pas une “guérison” instantanée. Les recherches sur les effets selon les maladies sont en cours.

Vers un microbiote personnalisé ?

La recherche avance : dans le futur, on pourrait analyser le microbiote de chacun, identifier un “profil idéal” adapté, et proposer des interventions ciblées pour prévenir des maladies ou favoriser la longévité.

Des expériences sur animaux montrent déjà des résultats étonnants : transférer un microbiote “sain” à des souris obèses a permis à ces dernières de perdre du poids. Mais pour l’humain, la prudence reste de mise.

Ainsi, agir sur son microbiote passe surtout par une alimentation diversifiée, riche en fibres, en plantes et en aliments fermentés.

Votre intestin, ce n’est pas juste un tube digestif : c’est un petit monde qui vous accompagne. Le microbiote n’est pas un simple concept à la mode : c’est un acteur central de votre santé

Il n’y a pas de recette miracle, mais avec quelques choix alimentaires judicieux, vous pourrez durablement améliorer votre confort digestif et votre santé

Regardez bien la vidéo qui suit, elle vous explique tout en détail.

Bon visionnage !

 

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Pain de mie : que cachent vraiment ces tranches toutes prêtes ?

Posté le 1 octobre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

 

En France, nous aimons commencer la journée avec du pain, des biscottes… Mais le pain de mie a aussi sa place dans beaucoup de foyers. Pratique, moelleux, facile à conserver : il a su séduire nos placards. Mais derrière cette apparente simplicité, que trouve-t-on réellement dans ces fameuses tranches ? 

La composition type d’un pain de mie industriel

Un pain traditionnel, c’est simple : farine, eau, levure, sel. Le pain de mie industriel, lui, joue dans une autre catégorie. La composition moyenne affiche souvent :

  • Farine de blé : 60 à 70 %
     
  • Eau : 20 à 30 %
     
  • Sucre : 5 à 8 g pour 100 g (soit un carré de sucre pour deux tranches !)
     
  • Matières grasses (souvent huile de colza, parfois huile de palme) : 4 à 8 g pour 100 g
     
  • Sel : autour de 1 g pour 100 g
     
  • Additifs : gluten ajouté pour le moelleux, vinaigre, arômes, voire conservateurs pour prolonger la durée de vie.
     

Résultat : 250 à 285 kcal pour 100 g, soit un peu plus que le pain classique (≈ 250 kcal/100 g). Rien de dramatique, mais la différence vient surtout du sucre et des graisses ajoutés.

Marketing et fausses promesses

Les industriels savent jouer avec les mots. “100 % mie”, “sans huile de palme”, “source de fibres”… autant d’accroches qui rassurent, mais qui ne changent pas grand-chose au fond. 

Par exemple, certains pains de mie mettent en avant la mention “sans huile de palme”, alors que la recette n’en a jamais contenu. D’autres affichent “sans sucre ajouté”, ce qui peut prêter à confusion : il n’y a effectivement pas de sucre ajouté lors de la fabrication, mais le produit contient tout de même des sucres naturellement présents dans la farine ou issus du processus de cuisson.

Bref, il faut garder l’œil critique face aux slogans trop séduisants.

Le rayon diététique : pas toujours un bon plan

Les pains de mie “spéciaux” (sans gluten, enrichis en fibres, au soja…) se présentent souvent comme plus sains. Mais en lisant l’étiquette, on découvre parfois une liste d’ingrédients longue comme le bras : amidons modifiés, huiles hydrogénées, épaississants… 

Parfois, le produit santé est en réalité plus transformé qu’un pain de mie classique. Moralité : diététique ne rime pas toujours avec équilibre.

Un choix de modération

Faut-il bannir le pain de mie ? Bien sûr que non. Il dépanne, il se conserve, et deux tranches le matin (≈ 50 g) peuvent très bien rentrer dans une alimentation équilibrée. Mais il ne remplacera jamais le bon pain du boulanger, à la croûte craquante et à la mie authentique, que l’on prend le temps de mâcher, savourer et qui nous rassasie davantage.

Et si vous voulez garder votre pain plus longtemps, le congélateur reste votre meilleur allié. Un petit passage au grille-pain et vous retrouvez presque la magie de la boulangerie, sans additifs.
 

Le pain de mie est pratique, mais plus sucré, plus salé et plus transformé que le pain artisanal. À consommer avec modération et avec un peu de recul… De mon côté, je reste sur la baguette “tradition”. 

Jetez un coup d'œil sur la vidéo qui suit, je vous détaille plusieurs pains de mie de consommation courante. Et il y a quelques surprises, notamment sur celui du rayon diététique ! Et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Bon visionnage :)

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Faire les bons choix au supermarché : laissez-moi vous aider

Posté le 23 septembre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

 

Faire ses courses aujourd’hui, ce n’est plus seulement remplir son caddie : c’est aussi déjouer des pièges marketing, lire des étiquettes parfois incompréhensibles et chercher le bon équilibre entre plaisir et santé. 

Le livre Le guide d’achat pour bien manger (First Éditions, 2025) propose justement d’y voir plus clair. Petit tour d’horizon.

Entre progrès et surprises dans les rayons

Chaque année, de nouveaux produits apparaissent dans les supermarchés. Bonne nouvelle : la qualité de certains ingrédients tend à s’améliorer, grâce aux choix des consommateurs. Moins de conservateurs, davantage de transparence… 

Mais tout n’est pas rose. Souvent, les innovations s’accompagnent d’une augmentation du sucre ou des graisses. Ce duo redoutable « gras-sucré » stimule nos envies et encourage la surconsommation. Autrement dit, si l’offre évolue, la vigilance reste nécessaire.

Le cas particulier des alternatives végétariennes

Réduire la consommation de viande est une tendance forte, mais attention : toutes les alternatives végétariennes ne se valent pas. Derrière des appellations séduisantes comme « steak végétal », on trouve parfois peu de protéines, beaucoup d’ingrédients et un marketing bien plus flatteur que la réalité. 

Le soja, très présent, pose aussi question en raison de ses phytoestrogènes. Consommé en excès, il pourrait avoir des effets sur la santé. Cela ne veut pas dire qu’il faut l’exclure, mais plutôt le diversifier et ne pas en faire la base unique de son alimentation.

L’industrialisation de l’alimentation : entre nécessité et vigilance

Depuis vingt ans, l’industrialisation a transformé notre alimentation. Certes, elle a démocratisé l’accès à des produits variés et sûrs sur le plan hygiénique. Mais elle a aussi bouleversé nos habitudes. 

Le pain n’est plus seulement farine et eau, les produits laitiers sont devenus un labyrinthe, et les plats préparés affichent des compositions parfois éloignées de la cuisine maison. 

Pourtant, cette évolution répond à nos modes de vie modernes : manque de temps, familles pressées, célibataires sans envie de cuisiner. Refuser totalement ces produits n’est pas réaliste ; mieux vaut apprendre à choisir.

Le rôle du consommateur dans le changement

Les industriels le disent sans détour : leur mission n’est pas de soigner, mais de répondre à la demande. Cela signifie que le consommateur a un vrai pouvoir. Quand le public s’est mobilisé contre l’huile de palme ou les sirops de glucose-fructose, de nombreux fabricants ont revu leurs recettes. 

Ce sont nos choix, répétés chaque jour, qui orientent le marché. Mais pour choisir, encore faut-il savoir décrypter une étiquette et identifier les bons critères d’achat. C’est là que ce guide trouve toute sa place.

S’informer pour mieux remplir son panier

Bien manger aujourd’hui ne consiste pas seulement à compter calories ou grammes de sucre : il s’agit de conjuguer santé, plaisir et praticité. Le consommateur moderne achète 80 % de ses produits en supermarché, exposé à des sollicitations constantes. 

D’où l’importance de guides pédagogiques, pour distinguer le bon du moins bon, éviter les pièges marketing et garder la main sur son alimentation. Car oui, bien manger au supermarché, c’est possible, à condition d’avoir les bonnes clés en main.

Regardez la vidéo qui accompagne l’article et vous verrez comment Le guide d’achat pour bien manger va vous aider dans vos choix alimentaires tant pour votre plaisir que pour votre santé ! 

Bon visionnage ??

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Plats préparés : amis pratiques, mais que contiennent-ils vraiment ?

Posté le 22 septembre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

 

C’est la rentrée, il faut courir partout et par manque de temps vous allez peut-être avoir recours à un plat préparé. Découvrez ce qui se cache vraiment dans les plats préparés : sel, graisses, additifs… et comment faire des choix éclairés pour conserver le contrôle sur votre alimentation. 

Explorons ensemble ce qu’ils contiennent… 

Ingrédients ajoutés typiques : sel, graisses et additifs en vedette

Les plats préparés—qu’ils soient frais, surgelés ou conditionnés—sont une solution rapide. Côté nutrition, les bilans montrent qu’ils sont souvent riches en graisses, acides gras saturés, sels, et parfois additifs.

Une enquête récente (CLCV, 2025) indique que 40 % des plats cuisinés contiennent des sucres ajoutés, 17 % listent l’eau comme premier ingrédient, et près de la moitié contiennent au moins un additif. Peut mieux faire !

Valeurs nutritionnelles moyennes et disparités selon les produits

Une analyse au Royaume-Uni sur 1 681 plats préparés, révèle pour une portion moyenne (~300 g) : 434 kcal, 14,8 g de lipides, 5 g d’acides gras saturés, 7,7 g de sucres, 1,8 g de sel.

Côté conseils pratiques : privilégiez des versions avec moins de 7 g de graisses saturées par portion, et un sodium inférieur à 800 mg pour 100 g.
 

Je vous recommande aussi, pour un choix de qualité, moins de 5–6 g de lipides par 100 g et un rapport Protéines/Lipides supérieur à 1, c’est à dire que sur 100 g il y a plus de protéines que de graisses.

 

Ce qui a évolué, ce qu’il faut surveiller (et comment faire le bon choix)

Entre 2016 et 2020, l’Oqali relève une réduction modeste des sucres, des acides gras saturés, du sel dans certaines catégories, et une légère hausse des protéines.

Le Nutri-Score est de plus en plus affiché (~87 % des plats en 2025), mais la qualité nutritionnelle reste très variable selon les familles de plats.

L’essentiel ? Préférez les plats peu transformés, avec peu d’additifs et une liste d’ingrédients raisonnable — tout en gardant plaisir et simplicité dans votre quotidien.
 

Les plats préparés ne sont pas mauvais en soi : ils sont pratiques et parfois bien faits. Mais mieux les connaître, c’est aussi savoir faire quelques bons choix (graisses saines, moins de sel, sans additifs outranciers), le tout avec sourire et sans culpabiliser. Après tout, bien manger, c’est aussi avec légèreté.

Alors faisons l’exercice ensemble. Dans la vidéo qui suit, j’ai sélectionné quelques plats préparés courants… Voyons ce qu’ils contiennent ! 

Bon visionnage !

 

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Les dessous du sucre : ce qu’il faut vraiment savoir

Posté le 8 septembre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

Vous vous demandez si le sucre est vraiment l’ennemi ? Rassurez-vous, l’objectif ici n’est pas de vous faire la morale, mais de vous éclairer avec bienveillance (et un soupçon d’humour) sur ce qu’on appelle sucre… et comment ne pas en abuser, simplement.

Le sucre, un peu partout (et pas toujours visible)

Le sucre peut être simple (glucose, fructose, saccharose) ou complexe ; ajouté (dans les boissons, les sauces, les préparations industrielles)… ou caché, il est parfois où on ne l’attend pas.
 

Selon l’OMS, il faudrait limiter les sucres libres (ajoutés + ceux des jus et sirops) à moins de 10 % de la ration énergétique, soit environ 50 g par jour

En France, la consommation moyenne de sucres libres est proche de cette limite, avec environ 52 g par jour.
 

L’ANSES fixe une limite maximale de 100 g de sucres totaux par jour pour les adultes (hors lactose). Environ 20 % des adultes et 25 % des adolescents dépassent cette valeur. Le sucre est donc omniprésent… et parfois trop.

Sucre en excès : quels effets sur la santé ?

Une consommation régulière et élevée de sucre — notamment les boissons sucrées — est associée à une prise de poids, un risque accru de maladies cardio-métaboliques, de diabète de type 2, voire de certains cancers. Cela peut aussi entraîner des caries.


Le sucre crée peu de satiété — surtout en version liquide — ce qui favorise le grignotage compulsif. Et même si on a tous besoin d’un peu d’énergie rapide, plus de la moitié des apports journaliers en sucres libres sont dépassés par une minorité, ce qui appelle une approche bienveillante, pas un sermon.

Au final, le sucre est partout, parfois là où on ne l’attend pas — sans pour autant jouer les méchants. En France, on frôle souvent les recommandations, voire on les dépasse. 

Il est indispensable de mieux repérer les sources, ajuster légèrement les quantités (quelques cuillères en moins ici, un yaourt nature à la place d’un dessert sucré), pour garder du plaisir… sans culpabilité, mais avec un brin de fierté. Après tout, bien manger, c’est aussi avec le sourire !

Regardez bien la vidéo qui accompagne cet article, vous verrez que le sucre, consommé comme il faut, n'est pas un ennemi ! 

Bon visionnage !

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Les barres de céréales : la vérité sur ce snack rapide

Posté le 2 septembre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

 

Les barres de céréales : un en-cas pas toujours aussi “light”

Dans la vidéo qui accompagne cet article, la composition des barres de céréales industrielles est passée au crible. On y retrouve une majorité de sucres ajoutés, des graisses saturées, des ingrédients très transformés… le tout emballé dans un joli packaging qui respire la santé. 

En réalité, c’est un produit gourmand et pratique, mais pas aussi vertueux qu’il n’y paraît. Rassurez-vous, personne ne vous demande de les bannir, seulement de savoir ce que vous mangez.

Composition moyenne d’une barre de céréales (valeurs nutritionnelles)

En moyenne, une barre de 20 à 30 g fournit 100 à 150 calories, avec :

  • 3 à 9 g de lipides (les graisses),
     
  • 7 à 15 g de protéines,
     
  • 20 à 40 g de glucides, dont une grande partie sous forme de sucres simples.
     

Si l’on prend 100 g de barre aux fruits classique, on retrouve environ 70 g de glucides (dont une bonne partie de sucres ajoutés), 9 g de lipides (souvent saturés), 6 g de protéines, et rarement plus de 3 à 4 g de fibres. Bref, beaucoup d’énergie rapide, peu de nutriments rassasiants… ce qui explique pourquoi la faim revient vite après.

Exemples concrets : industrielle, artisanale ou maison

  • Barre industrielle au chocolat noir (100 g) : environ 412 kcal, 11 g de lipides (dont 5,9 g saturés), 71 g de glucides (dont 31 g de sucres), 5,5 g de protéines.
     
  • Barre artisanale (avoine, noisettes, miel, 30 g) : environ 150 kcal, 6,6 g de lipides, 18,5 g de glucides (dont 7 g de sucres), 4,5 g de protéines, 3,1 g de fibres. Plus rassasiante et plus équilibrée.
     
  • Barre maison type granola (30 g) : environ 103 kcal, 2,9 g de protéines, 5,6 g de lipides, 10,5 g de glucides, 1,8 g de fibres. Nutritif, économique et personnalisable.
     

Ces comparaisons montrent que toutes les barres ne se valent pas. Les recettes maison et artisanales limitent les sucres et apportent plus de fibres, alors que les barres industrielles misent surtout sur le goût sucré.

Se faire plaisir en conscience

Les barres de céréales ne sont pas des ennemies, mais elles ne remplacent pas un vrai encas équilibré. Elles sont pratiques, savoureuses, mais souvent riches en sucres rapides. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des alternatives plus saines, comme les barres artisanales ou faites maison.

Regardez la vidéo qui accompagne cet article et vous saurez faire les bons choix lors de vos achats, à moins de les faire maison ! 

Bon visionnage !

 

 

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Mon menu été pour être en forme sans prendre de poids !

Posté le 9 juin 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

L'été approche et avec lui l'envie d'avoir une belle image de soi. Pas question de régime drastique, mais plutôt d'adopter une alimentation intelligente qui nous garde en forme tout en profitant des plaisirs de la saison.

L'hydratation : votre meilleure alliée beauté

C'est LA priorité absolue de l'été ! Une bonne hydratation garantit une peau tonique, de l'énergie musculaire et évite la déshydratation. Mais boire ne se limite pas à l'eau : café, thé, infusions, sodas sans sucre... tout compte. Profitez aussi des aliments hydratants comme la pastèque et le melon, véritables concentrés d'eau naturelle.

Fruits et légumes de saison : la vitamine à l'état pur

Fraises, pêches, abricots, courgettes et poivrons sont vos meilleurs amis estivaux. Ces cinq produits sont à leur apogée nutritionnel et regorgent de vitamines A et C. Ils vous apportent tous les nutriments essentiels pour rayonner naturellement.

La salade intelligente : bien plus qu'un simple accompagnement

Oubliez la salade fade ! Transformez-la en plat complet en y ajoutant des graines, des oléagineux (noix, noisettes…), des épices ainsi qu’une bonne dose de protéines : thon, œufs durs, poulet, jambon ou gruyère. Une salade peut même accueillir des fruits pour plus d'originalité et de saveurs.

Barbecue malin et céréales complètes

Le barbecue, c'est l'incontournable de l'été, mais privilégiez les cuissons douces avec des produits maigres : poisson, pétoncles, crevettes, brochettes de légumes, rumsteak ou même steack haché maigre. Côté accompagnements, optez pour les céréales complètes (riz, quinoa, sarrasin) riches en fibres.

Glaces et plaisirs glacés : le bon choix

Impossible de passer l'été sans glaces ! Mais attention aux pièges. Évitez les glaces surchargées de toppings, noix de macadamia, pralinés ou chocolat fourré. Privilégiez les glaces simples ou mieux encore, les sorbets aux fruits qui sont de véritables concentrés de saveurs naturelles. Les glaces restent des produits laitiers sucrés : on peut se faire plaisir, mais avec modération et en choisissant la simplicité.

Conclusion

L'été, c'est le moment d'alléger sans se priver. En privilégiant l'hydratation, les produits de saison et en évitant les plats lourds, vous garderez la forme tout en vous faisant plaisir. Votre corps vous remerciera !

J’ai quelques conseils supplémentaires pour vous dans la vidéo qui accompagne l’article. Avec ça, d’un point de vue nutritionnel, vous allez passer un excellent été !

Bon visionnage !

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Un dernier mot sur la méthode

La méthode Cohen est un accompagnement minceur permettant une perte de poids sans se faire violence, avec les aliments que vous aimez. Pour perdre ses kilos et réussir son régime, pas besoin de s’affamer. Pour Jean-Michel Cohen, le plaisir est la clé du succès minceur et vous le verrez dans vos plans de repas. Le programme minceur mis en place par le Dr Jean-Michel Cohen, va vous apprendre la nutrition et vous aidera à devenir autonome pour conserver votre poids idéal.

Dr Jean-Michel Cohen
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